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jeudi 15 mai 2008

L'ECONOMIE NOUS COUTE VRAIMENT TRES CHER

L'ECONOMIE NOUS COUTE VRAIMENT TRES CHER


Voir TABLE DE L'ECONOMIE


A- L'Economie est peu évaluée:


Dans la série des réformes d'inspiration libérale, toutes les grandes fonctions sociales sont remises en question au regard des critères économiques de coût et rentabilité. Tout y passe ou tout peut y passer: l'école, la recherche, la santé, la justice, la défense, le lien social , l'allongement de la vie, voire le besoin d'eau et d'air pur, l'amour et la manipulation de nos gênes...

Tout, sauf précisément l'économie dont la fonction est d'assurer la production des biens et services nécessaires à la survie et au bien-être de la collectivité.. Cette fonction n'est certes pas négligeable mais subordonnée , précisément à la survie et au bien-être de la collectivité.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles l'économie est restée hors d'une évaluation objective:


1°) l'importance sociale de l'univers économique qui concerne une masse de chefs d'entreprises et travailleurs déterminants dans le débat politique (électoral?) et la quasi totalité de la population concernée par le besoin de consommer et par une dépendance aux produits proposés par l'économie telle qu'elle fonctionne

2°) le postulat absurde selon lequel l'économie est seule à produire une valeur qui est ensuite prélevée et redistribuée par les groupes sociaux responsables des autres fonctions sociales .

En réalité l'entreprise ne produit pas de la valeur mais des produits ou services dont la valeur ne peut exister que par l'acte d'achat . Sans achat, en l'absence d'utilité reconnue ou réelle, le produit n'est pas une valeur mais un coût, aggravé par les coûts d'élimination de déchets, et comptabilisable du seul point de vue des coûts, comme une création artistique ou un simple service public.

La valeur dépend bien sûr des préférences du consommateur mais aussi du pouvoir d'achar de ce dernier. Ceci pourrait faire de la distribution de revenus la seule fonction économique créant de la valeur effective.Et les revenus de l'activité économique (salaires et profits) constituent , avant ou après redistribution, une partie importante des revenus créateurs de valeur.

Du moins en économie réelle mais pas en économie financière. Le crédit d'une part (ressources d'épargne multipliées par les coefficients bancaires) et la titrisation des actifs sont des distributeurs de valeur dont le montant , totalement arbitraire, dépasse de plusieurs dizaines de fois le montant de l'épargne disponible , des ressources des Banques centrales et même du Produit National Brut .C'est dire que les ressources financières disponibles pour créer de la valeur et réaliser des achats solvables sont arbitrairement dissociées de l'utilité du travail d'entreprise. Elles obéissent à des critères sans commune mesure avec ceux de l'économie réelle (par exemple la « norme » des rendements attendus du capital est fixée à 14% dans des économies où le PNB ne croit que de 2 ou 3% par an)

    3°) deuxième postulat : la concurrence et le marché et sont préférables à toute autre méthode d'évaluation.

    L'argument de la concurrence prête à sourire: une entreprise sanctionnée par la concurrence est généralement une entreprise qui n'a pas su s'entendre avec ses concurrents ou ses fournisseurs. Quand elle est éliminée par la concurrence, ses actifs sont soit détruits (aux frais de la collectivité) soit recyclés dans le circuit économique au profit d'un concurrent ...qui renforce sa capacité de monopole.

    La clientèle serait un meilleur juge de la satisfaction finale si la publicité , très généreusement défiscalisée, se limitait à une simple information technique sur les produits. Et si elle n'avait pas pris, depuis longtemps, les aspects d'un bombardement permanent qui conditionne les consommateurs ou les prescripteurs d'achat . On connait la célèbre déclaration du président de TF1 sur la capture du cerveau humain. Depuis peu une chaine de TV plonge les bébés dans un bain visuel et sonore qui prépare leurs futurs comportements d'acheteur . On connait aussi les débordements du maketing pour adolescents (marques, jeux en ligne etc...)

    Aucune fonction sociale autre que l'économie marchande ne dispose d'autant de moyens (d'origine publique puisque déduits de la capacité fiscale) de former ou déformer le marché par le financement de la presse et de l'audio visuel ou par des moyens dits de « lobbying » auprès du grand public et des divers décideurs .Contrairement à ce qu'on s'imagine, la France n'est pas la plus honorablement classée dans la liste des pays corrupteurs ou corrompus établie par Transparency International.

  • Et depuis longtemps on incorpore dans les produits des matières stimulantes (sel, sucre, graisses, peut-être bientôt des psychotropes) qui agissent, peut-être par l'euphorie, sur le Bonheur National Brut mais aussi sur les chiffres d'affaires et donc le Produit National Brut

B- L'économie pourrait être réévaluée:


1°) d'abord par application de ses propres critères d'efficience (coûts, recettes;, profits...).Le secteur économique est beaucoup moins économe qu'il le dit des ressources qui lui sont confiées par la société des actionnaires, des banquiers et des consommateurs

  • les dépenses ne sont pas toujours très bien contrôlées par les dirigeants, les actionnaires, les employés et.. plus généralement les « stakeholders ». Les rémunérations exorbitantes, les frais généraux confortables, les détournements de fonds, les parachutes dorés après échec, les dépenses publicitaires qui soutiennent des objectifs pas forcément recommandables , les fonds d'organismes solidaires permettant de « fluidifier les relations sociales"...tout ceci laisse à penser qu'un contrôle plus rigoureux des comptes d'entreprise fournirait bien du grain à moudre en faveur du pouvoir d'achat et des investissements d'avenir...

  • d'autant plus que , même honnête et austère, un dirigeant peut se tromper dans sa stratégie (nombreux exemples dans le BTP, les medias, l'ingénierie etc...) ou dans ses tactiques (trader de la Générale...). Il y a toujours un payeur en dernier ressort: généralement l'Etat ou la Banque centrale ou les clients, ou tout le monde à la fois

    - Les rivalités personnelles entre patrons n'ont rien à envier aux querelles politiciennes. Une partie des stratégies des entreprises ne consiste pas à fournir de meilleurs produits et services mais à déplacer un concurrent, ce qui est une destruction de valeur.

  • la prise en charge des économies et des economies externes est assez arbitraire.

  • D'autres formes d'entreprise (paternalisme, communisme) , sans doute moins efficaces au point de vue de l'économie de marché , pratiquaient une conception différente de la répartition du travail social.Dans les économies industrialisées, c'est l'impôt qui répartit différemment les taches.Rappelons qu'en France seule une entreprise sur deux paye des impôts . L'evasion fiscale (fraude ou evasion) est évaluée à 45 milliards d'euros , dont l'essentiel en provenance des entreprises.

  • L'entreprise ne couvre pas directement les frais de services dont elle bénéficie: formation amont des employés, infrastructures de transports, recherche scientifique, sécurité des territoires etc...

  • L'entreprise ne couvre pas directement les dommages suscités par son activité : licenciements collectifs, mises à la retraite anticipée, pollutions et accidents technologiques

  • Bien des entreprises , notamment dans les périodes de lancement ou de crise, ou des secteurs entiers (agriculteurs, transports...) reçoivent des aides financières publiques par subvention ou exonération, garantie de prix , protection juridique ou douanière, monopole de fait etc...

2°) L'évaluation en fonction des critères généraux de satisfaction supposerait

  • dans un premier temps d'apprécier l'économie avec les yeux des responsables ou supporters des autres grandes fonctions sociales ( à condition que par équité, ils disposent de la même manne publicitaire que l'entreprise) ,

  • dans un deuxième temps de combiner le tout dans un système d'évaluation comparée, du type « Revision generale des politiques publiques », probablement utopique au plan scientifique et confié, en attendant mieux, à la sagesse des majorités électorales (?) .
  • Peut-être faut-il attendre des progrès de la mission confiée au Prix Nobel d'Economie, Joseph Stiglitz , sur la mesure du Bonheur National Brut. En l'état actuel, le Produit National Brut (somme des « valeurs ajoutées » ) incorpore des « valeurs « qui sont en fait des régressions (les accidents de la route et les divorces créent du Produit National Brut alors que les services publics (école, hopitaux, défense...)sont comptablisés comme centres de côuts non producteurs de valeur

  • La prise en compte de valeurs immatérielles ( Le Bien être, le Bonheur...) et les précautions necessaires pour un avenir proche (climat, destruction de ressources naturelles, pollutions, épidémies, mutations génétiques...) ne sont pas incorporées dans les decisions publiques, a fortiori dans celles de la sphère économique qui dispose encore de moyens puissants pour détourner l'attention de ce qui n'est pas du chiffre d'affaires.

Donc , pour longtemps encore, l'économuie telle que nous la pratiquons, restera un luxe de pays riche, dépensier et frivole.

mercredi 16 avril 2008

POINTS DE VUE AMERICAINS SUR LA CRISE ECONOMIQUE ET FINANCIERE


Source: PUBLIC AFFAIRS - American Embassy
Sylvie VACHERET Tel: 01 43 12 29 28 E Mail: vacheretsr@state.gov

Voir aussi Crise 2007-2008

et Conjoncture economique US debut 2008


ECONOMIC OUTLOOK

Taking Responsible Action to Keep Our Economy Growing

White House - Fact Sheet - March 7, 2008

http://www.whitehouse.gov/news/releases/2008/03/20080307.html

The U.S. economy is structurally sound for the long term, but growth has slowed… The President and his Administration are taking action to address economic uncertainties and to keep our economy growing.”

Daniel Griswold

Worried about a Recession? Don’t Blame Free Trade

Cato Institute - Free Trade Bulletin No. 34 - March 31, 2008

http://www.freetrade.org/node/856

“If the past is any guide, politicians on the campaign trail will be tempted to blame trade and globalization for the passing pain of the business cycle. Rising unemployment and falling output can provide fertile ground for attacks on imports and foreign investment by U.S. multinational companies. But an analysis of previous recessions and expansions shows that international trade and investment are not to blame for downturns in the economy and may in fact be moderating the business cycle.”



Addressing the Foreclosure Crisis: A Hamilton Project Policy Discussion

The Brookings Institution - Discussion - March 14, 2008 – 72 pages

http://www.brookings.edu/~/media/Files/events/2008/0314_mortgage/20080314_mortgage.pdf

With house prices down, many Americans now owe more on their mortgages than their homes are worth – a problem referred to as “negative equity.” In addition, interest rate resets on select subprime and traditional loans will result in even higher mortgage payments for many families already struggling to make ends meet. The results of these conditions are already apparent, with foreclosures in January 2008 up 57 percent from the year before. Without new and effective public policy, some experts project that 2 million families will lose their homes during the next two years – an outcome that would hurt communities while causing broader collateral damage for the economy, jobs and wages.

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MONETARY POLICY

Kevin Hassett

How the Fed Works

The American – September/October 2007 issue

http://www.american.com/archive/2007/september-october-magazine-contents/how-the-fed-works

Kevin Hassett, a former Fed economist, offers an inside look at how America’s central bankers operate.

Charles I. Plosser

The Benefits of Systematic Monetary Policy

Federal Reserve Bank of Philadelphia - Report - March 3, 2008 – 14 pages

http://www.philadelphiafed.org/publicaffairs/speeches/plosser/2008/03-03-08_natl-assn-business-economics.pdf

“The benefits of operating in an environment with the transparency afforded by simple rules is that it gives monetary policymakers the ability to anchor expectations and affords them the opportunity to temporarily deviate from the simple rules in extraordinary circumstances without eroding central bank credibility.”

Todd E. Clark and Taisuke Nakata

Has the Behavior of Inflation and Long-Term Inflation Expectations Changed?

Federal Reserve Bank of Kansas City - Economic Review – First Quarter 2008 – 34 pages

http://www.kc.frb.org/PUBLICAT/ECONREV/PDF/1q08Clark.pdf

“From 1975 to 1980, inflation in core (nonfood and nonenergy) consumer prices rose sharply as crude oil prices more than tripled. Yet, as crude oil prices quadrupled from late 2001 to 2007, core consumer price inflation remained essentially flat. Some observers have attributed the stability of consumer price inflation in the more recent episode to the influence of long-term inflation expectations. While inflation expectations rose significantly in the second half of the 1970s, they remained largely unchanged from 2001 through 2007. The increased stability of inflation and long-term expectations raises the possibility that the behavior of both variables has fundamentally changed.”



Vincent R. Reinhart, Carmen M. Reinhart

Capital Inflows and Reserve Accumulation: The Recent Evidence

National Bureau of Economic Research – Research paper - March 2008 - 25 pages

http://www.aei.org/publications/pubID.27668,filter.all/pub_detail.asp

“Over the past decade, policymakers in many emerging market economies have opted to limit fluctuations of the value of their domestic currencies relative to the U.S. dollar. A simple interest-parity relationship is used to identify the potential sources of upward pressure on the value of a foreign exchange rate and to explain the policy options to damp them. The paper then documents the extent to which the accumulation of foreign exchange reserves has been sterilized and provides a comprehensive list of major policy initiatives related to stemming forces that would otherwise appreciate the exchange rate in over one hundred countries.”

LawrenceH. White

As Good As Gold?

Cato Institute – Cato Policy Report - March/April 2008 - 4 pages

http://www.cato.org/pubs/policy_report/v30n2/cpr30n2-1.pdf

The subprime crisis and the decline in the foreign exchange value of the dollar have raised questions about the performance of the Federal Reserve Board. One [presidential] candidate has proposed ending the post-1971 experiment with an unanchored fiat dollar issued by the Federal Reserve and returning to a gold standard with private money issue. Critics have raised a number of theoretical and historical objections to the gold standard.. In light of the historical evidence the gold standard is not a crazy idea.

Richard H. Timberlake

Gold Standards and the Real Bills Doctrine in U.S. Monetary Policy

The Independent Review - Winter 2007 – 30 pages

http://www.independent.org/pdf/tir/tir_11_03_01_timberlake.pdf

Discounting the differences between the self-regulating classical gold standard that prevailed before World War I and the government-managed gold-exchange standard that replaced it, many writers have erroneously blamed “the gold standard” for the inability of Federal Reserve Board policymakers to implement countercyclical policies in 1929–33 and thus to prevent the Great Depression. Worse, they have failed to identify the true culprit in the monetary system of that era—the fallacious real bills doctrine, which guided Fed policy.

Chinese FX Interventions Caused International Imbalances, Contributed to U.S. Housing Bubble

Joint Economic Committee – Study – March 2008 – 13 pages

http://www.house.gov/jec/studies/2008/Chinese%20FX%20Interventions%20Caused%20International%20Imbalances%20Contributed%20to%20U%20S%20%20Housing%20Bubble%20(2).pdf

“Since 2000, the PRC’s exchange rate policy and the shadow policies of other Asian governments slowed the depreciation of the U.S. dollar and lowered interest rates, particularly at the long end of the yield curve. By distorting market price signals, these policies have exacerbated a number of economic problems not only in the United States but also around the world.”

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FINANCE

Policy Statement on Financial Market Developments

The President’s Working Group on Financial Markets – March 2008 – 22 pages

http://www.ustreas.gov/press/releases/reports/pwgpolicystatemktturmoil_03122008.pdf

“Last August, you called on the President’s Working Group on Financial Markets (PWG) to review the underlying causes of developing financial market tunnoil.. Our objectives which we believe these recommendations will achieve, are improved transparency and disclosure, better risk awareness and management, and stronger oversight. Collectively, these recommendations will mitigate systemic risk, help restore investor confidence, and facilitate economic growth.”

Thomas M. Hoenig

Maintaining Stability in a Changing Financial System: Some Lessons Relearned Again?

Federal Reserve Bank of Kansas City - Economic Review – First Quarter 2008 – 12 pages

http://www.kansascityfed.org/PUBLICAT/ECONREV/PDF/1q08Hoenig.pdf

“In a speech made before the High Level Meeting on Regulatory Capital and Issues in Financial Stability in Sydney, Australia, last November, Mr. Hoenig used the recent subprime mortgage crisis to motivate a broader discussion of how we can maintain financial stability in a changing financial system. While the recent crisis has revealed some new and unexpected vulnerabilities in the financial system, it has also highlighted the need to remember some of the lessons we have learned from past crises.”

William Poole

Financial Innovation: Engine of Growth or Source of Instability?

The Federal Reserve Bank of St Louis - Report - March 6, 2008

http://www.stlouisfed.org/news/speeches/2008/03_06_08.html

“Financial innovation, like innovation in other industries, is part of the dynamic process of “creative destruction” that drives market economies forward and raises living standards. My message today is that we should not fear financial innovation, but that we must be careful, both in designing our public policies and in making our personal financial decisions, to understand the lessons of the recent subprime mortgage turmoil and of past innovations that led to instability.”

Adam B. Ashcraft and Til Schuermann

Understanding the Securitization of Subprime Mortgage Credit

Federal Reserve Bank of New York - Report - March, 2008 – 82 pages

http://www.newyorkfed.org/research/staff_reports/sr318.pdf

The authors provide an overview of the subprime mortgage securitization process and the seven key informational frictions that arise. Ashcraft and Schuermann discuss the ways that market participants work to minimize these frictions and speculate on how this process broke down. They continue with a complete picture of the subprime borrower and the subprime loan, discussing both predatory borrowing and predatory lending. The authors present the key structural features of a typical subprime securitization, document how rating agencies assign credit ratings to mortgage-backed securities, and outline how these agencies monitor the performance of mortgage pools over time. Throughout the paper, they draw upon the example of a mortgage pool securitized by New Century Financial during 2006.

The State of the Banking Industry

U.S. Senate Committee on Banking, Housing and Urban Affairs - Hearing - March 4, 2008

http://banking.senate.gov/public/index.cfm?Fuseaction=Hearings.Detail&HearingID=3de28452-e2aa-416b-aab9-89a6a2f6a30a

“While many experts have commented on the disintermediation of banks within the financial system, we have seen from the subprime crisis, banks remain central players. Even though many banks moved from portfolio lending to the ‘originate-to-distribute’ model, they still have been significantly affected by the subprime mess.”

Governor Randall S. Kroszner

The Importance of Fundamentals in Risk Management

Federal Reserve Board – Remarks at the American Bankers Association - March 11, 2008

http://www.federalreserve.gov/newsevents/speech/kroszner20080311a.htm

“The focus of my remarks today--the importance of fundamentals in risk management--should still resonate with all of you, whether you are part of a large global bank or a smaller community bank. Unfortunately, recent market events have shown us that banking institutions still face some risk management challenges, including a need to refocus on some key fundamentals. The good news, however, is that we also have many examples of sound risk management practices during the recent disruptions.”

Elizabeth S. Laderman

The Quantity and Character of Out-of-Market Small Business Lending

Federal Reserve Bank of San Francisco - Economic Review 2008 – 8p

http://www.frbsf.org/publications/economics/review/2008/er31-39.pdf

“Most small business lending from banks originates with institutions that have a local branch, but “out-of-market” lending does not. Supporting the view that proximity is conducive to lending, I find that only about 10 percent of small business lending is from banks with no branch in the local market. About half of this appears to be from banks with a branch in the same state, further supporting the role of proximity, while, at the same time, supporting the current regulatory practice of considering out-of-market loans when assessing local competitive conditions. I also find that out-of-market and in-market loans are of similar average size and are about equally likely to be secured by commercial real estate.”

jeudi 20 mars 2008

SYSTEMES ECONOMIQUES SIMPLIFIES

Supposons deux vaches

SOCIALISME : Vous avez deux vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous vous partagez le lait.

COMMUNISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait.

FASCISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait.

NAZISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

DICTATURE : Vous avez deux vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

FÉODALISME : Vous avez deux vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait.

DÉMOCRATIE : Vous avez deux vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.

DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE : Vous avez deux vaches. Une élection désigne celui qui décidera à qui appartient le lait.

DÉMOCRATIE DE SINGAPOUR : Vous avez deux vaches. Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement.

ANARCHIE : Vous avez deux vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

CAPITALISME : Vous avez deux vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.

CAPITALISME FINANCIER type "ENRON" : Vous avez deux vaches et un consultant en strategie. Vous vendez trois vaches à votre société cotée en bourse en utilisant des lettres de créance ouvertes par votre beau-frère auprès de votre banque au Luxembourg. Puis vous faites un échange de dettes contre participation, assorti d'une offre publique, et vous récupérez quatre vaches dans l'opération tout en bénéficiant d'un abattement fiscal pour entretien de cinq vaches. Les droits sur le lait de six vaches sont alors transférés par un intermédiaire panaméen sur le compte d'une société des îles Caïman, détenue clandestinement par un actionnaire qui revend à votre société cotée les droits sur le lait de sept vaches. Au rapport de la dite société figurent huit ruminants, avec option d'achat sur une bête supplémentaire. Entre temps vous abattez les deux vaches parce que leur horoscope est défavorable. Vous appelez à la rescousse la banque fédérale américaine et les capitalistes chinois. Vous enregistrez votre know-how au Liechstenstein

CAPITALISME SAUVAGE : Vous avez deux vaches. Vous équarrissez l'une, vous forcez l'autre à produire autant que quatre, et vous licenciez finalement l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'avoir laissé la vache mourir d'épuisement.

ÉCOLOGIE : Vous avez deux vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse à prix d'or.

FÉMINISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination. Vous échangez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez aussi, par souci de parité .

SURRÉALISME : Vous transformez vos vaches en girafes. Le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons d'harmonica.

CAPITALISME EUROPÉEN : On vous subventionne la première année pour acheter une troisieme vache. On fixe des quotas la deuxième année et vous payez une amende pour surproduction. On vous donne une prime la troisième année pour abattre la troisième vache mais vous devez fondez une coopérative laitière au Kosovo.

BUREAUCRATIE : Vous avez deux vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le jette. Enfin il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante. Les fonctionnaires touchent une prime de rendement

MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE : Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre. La vache survivante en devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre. Vous la donnez à manger à vos deux moutons et les vendez en France sous un label de terroir.

CAPITALISME A LA FRANÇAISE : Pour financer la retraite de vos deux vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt: la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité avec nos amis les bêtes).
Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire.
Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production du lait: le RAB (Remboursement de l'Ardoise Bovine).
Les vaches se mettent en grève et refusent de regarder passer les TGV.
Il n'y a plus de lait. Les Français descendent dans la rue: "DU LAIT ON VEUT DU LAIT" .
Grace aux profits du Tunnel sous la Manche, la France construit un lactoduc pour s'approvisionner auprès des Anglais. L'Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. Le lactoduc ne servira jamais. On lève un nouvel impôt pour l'entretien du lactoduc . Le Chef de l'Etat présente sa nouvelle conquête au Pape et aux Emirs du Golfe.

COMPLEMENTS: SYSTEMES ET REGIMES ECONOMIQUES

mercredi 13 février 2008

MONDIALISATION FINANCIERE

F&D logo
magazine trimestriel du FMI

Mars 2007
Volume 44, Numéro 1

Les deux visages de la mondialisation

Mondialisation financière : au-delà de la polémique

M. Ayhan Kose, Eswar Prasad, Kenneth Rogoff et Shang-Jin Wei
Ce numéro de F&D examine différents aspects de la mondialisation financière (définie comme l'augmentation des mouvements de capitaux à travers les frontières) ainsi que ses effets macroéconomiques et ses implications pour la croissance et la stabilité financière. La mondialisation financière est souvent jugée responsable des crises économiques qui ont ébranlé plusieurs pays émergents à la fin des années 80 et pendant les années 90. Cet article va au-delà de la polémique et offre un cadre d'analyse des travaux toujours plus nombreux sur les coûts et les avantages de la mondialisation financière.
(804 kb fichier pdf)

Le paradoxe des flux de capitaux
Eswar Prasad, Raghuram Rajan et Arvind Subramanian
La théorie économique orthodoxe nous dit que le capital financier devrait aller des pays riches vers les pays pauvres à la recherche de possibilités d'investissement inexploitées, et améliorer ainsi l'emploi et le revenu dans les pays pauvres. Or, en réalité, les capitaux circulent en sens inverse. Les auteurs examinent les raisons de ce paradoxe et cherchent à déterminer si les capitaux étrangers sont vraiment utiles à la croissance des pays en développement.
(708 kb fichier pdf)
Le rôle central de la finance
Leslie Lipschitz
Étant donné que la mondialisation des marchés de capitaux complique l'évaluation et le choix des politiques macroéconomiques nationales, il importe plus que jamais de perfectionner le volet financier de l'analyse économique nationale.
(168 kb fichier pdf)

L'évolution de la base d'investisseurs
Ceyla Pazarbaşıoğlu, Mangal Goswami, et Jack Ree
L'accumulation transnationale d'actifs a considérablement augmenté depuis une dizaine d'années sous l'effet de l'intégration croissante des marchés internationaux de capitaux due à la libéralisation et aux progrès technologiques. Les auteurs examinent les changements que cela a entraînés pour la base d'investisseurs et évaluent les conséquences pour la stabilité financière de l'accroissement considérable des flux de capitaux dans le monde.

(328 kb fichier pdf)
S'adapter à la fluidité mondiale
Mohamed A. El-Erian
Face à la nouvelle donne des marchés de capitaux, les acteurs de la finance internationale feraient bien de repenser leurs modèles opérationnels. Cette nouvelle donne a profondément modifié les déterminants marginaux de la croissance, des échanges, de la formation des prix et des flux de capitaux (internes et internationaux).
(556 kb fichier pdf)

L'euro, monnaie mondiale ?
Axel Bertuch-Samuels et Parmeshwar Ramlogan
Depuis son lancement en 1999, l'euro est devenu la deuxième monnaie du monde, derrière le dollar des États-Unis. Mais pour devenir une véritable monnaie internationale, il doit être utilisé au-delà des abords immédiats de la zone euro. Son rôle futur dépendra aussi de l'ajustement des déséquilibres mondiaux et de la réallocation des actifs à l'échelle mondiale.
(284 kb fichier pdf)
À quoi sert le taux de change réel ?
Luis A.V. Catão
La plupart des gens connaissent le taux de change nominal — le prix d'une monnaie en une autre monnaie. Mais qu'en est-il du taux de change réel? Quelle est la différence entre les deux ?
(80 kb fichier pdf)

mardi 12 février 2008

CRISES FINANCIERES du FUTUR

Vu par le FMI:
Crises contagieuses des années 1990 ou crises purement nationales des années 1890?
Fonds spéculatifs, capital risque, fonds souverains
Conclusion
Il est difficile de prévoir la nature des crises fi nancières du 21e siècle, mais elles emprunteront probablement à la fois au passé plus lointain et aux années 90.

Si les crises d’avant la Première Guerre mondiale éclataient dans le contexte de diffi cultés macroéconomiques, elles étaient généralement déclenchées par des guerres ou d’autres accès de violence politique, découlant de déficiences institutionnelles et de l’instabilité politique.

Les politiques macroéconomiques de nombreux pays émergents se sont améliorées, mais, comme des faiblesses institutionnelles subsistent dans certains, les futures crises pourraient bien être causées par des troubles politiques.

Les liens financiers plus étroits qui existent actuellement — notamment du fait des activités de nouveaux acteurs — risquent d’entraîner une rapide propagation internationale des crises, comme dans les années 90.

Un retour de la contagion est donc une hypothèse de travail prudente, d’où la nécessité de s’y préparer aux niveaux national et international.

Sur le plan interne, de nombreux pays se sont employés — notamment en améliorant leur gestion de l’économie et de la dette — à réduire leur vulnérabilité et à amortir le choc en cas de crise.

Au plan international — et dans la mesure où les défaillances du marché et les externalités exigent une gouvernance et une coordination mondiales — le débat porte sur le rôle des institutions financières internationales ou supranationales, par exemple pour établir des mécanismes d’apport de liquidités lors d’une crise.

Des groupes régionaux de pays ont mis en commun leurs réserves de change à titre
de précaution.Outre l’augmentation des liquidités officielles — soit au moyen d’une auto-assurance sous forme de réserves de change, soit par des accords entre pays ou avec des institutions internationales — les flux financiers internationaux ont-ils
d’autres conséquences pour la gouvernance mondiale?

Le débat va sans doute se concentrer sur le besoin d’un renforcement de la surveillance officielle des opérateurs financiers privés. Bien que certains observateurs aient proposé diverses formes de régulation des flux, on va probablement examiner
surtout la nécessité éventuelle d’un surcroît de transparence et de données, ainsi que d’un perfectionnement des règles prudentielles en vigueur. Il s’agira notamment de voir si les troubles récents sur le marché des crédits immobiliers à risque ont révélé des failles.

Faute de comprendre tout ce qu’impliquent de nouveaux acteurs importants, comme les fonds spéculatifs, les fonds de capital-risque et les fonds souverains, on peut soutenir raisonnablement que l’effet net de chacun d’entre eux favorisera la stabilité ou la volatilité.

Malgré tout, il est facile d’imaginer des scénarios dans lesquels ils seraient source de volatilité et de contagion, et on doit examiner avec soin les moyens de les éviter.

Le débat de fond va probablement porter sur l’obligation pour ces nouveaux acteurs de fournir davantage d’informations sur leurs stratégies et leurs investissements (c’est-à-dire une plus grande transparence), ainsi que sur la possibilité de concevoir pour eux de nouveaux codes de conduite (volontaires).

Pour progresser dans ces domaines, il faudra recenser exactement les informations
qui conditionnent une régulation prudentielle efficace et aident les investisseurs à décider en connaissance de cause, sans gêner inutilement le fonctionnement du système financier.

Il est clair que tant les pays avancés que les pays émergents s’intéresseront de près à ce débat. Dans le passé, on a insisté sur l’importance d’une bonne gouvernance et de
la transparence pour éviter des engagements cachés, et des faiblesses connexes, dans les pays émergents enclins aux crises.

On s’intéresse maintenant aux actifs, en réclamantsouvent une plus grande transparence des opérations des fonds souverains des pays émergents. Cependant, les turbulences financières de l’été 2007 ont attiré l’attention sur les problèmes de transparence dans les institutions financières des pays avancés et sur l’importance de préserver la stabilité des principaux marchés — pas seulement pour le bien des investisseurs intérieurs, mais aussi pour éviter une contagion internationale préjudiciable. Ce débat devrait prendre encore plus d’ampleur dans les années à venir.

SOURCE:
http://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/fre/2007/12/pdf/yafeh.pdf

Voir aussi :

Subprime : topographie d'une crise
Randall Dodd
Les turbulences sur le marché américain des prêts hypothécaires à risque au milieu de 2007 ont provoqué des remous sur les marchés financiers mondiaux. Un examen de la structure du marché hypothécaire américain fait ressortir ses faiblesses structurelles et explique pourquoi la crise s'est étendue aux autres pays développés et aux pays émergents.
(192 kb fichier pdf)
Assurer la santé de l'économie mondiale
Carlo Cottarelli te Isabelle Mateos y Lago
Au cours des dernières décennies, le FMI a été souvent considéré comme un pompier de la finance mondiale ou un catalyseur de l'aide. Mais l'octroi d'une assistance financière aux pays dans le besoin a toujours été un moyen pour atteindre une fin. Aujourd'hui, le FMI privilégie la promotion de la stabilité financière internationale en encourageant l'adoption de politiques plus avisées.
(164 kb fichier pdf)

lundi 11 février 2008

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